Archives de catégorie : Actualité
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Mort du Pape François
Lettre de Monseigneur Luc Meyer :
Chers amis du diocèse de Rodez et Vabres,
Notre cher Pape François est décédé ce matin au lever du jour… En ce Lundi de Pâques, nous sommes dans l’action de grâce pour sa vie et son ministère : depuis douze ans, il était vraiment pour nous et pour l’Église un guide et un père. Nous le confions à la Miséricorde du Seigneur.
Miserando atque eligendo: Le Seigneur choisit en faisant miséricorde. Cette devise épiscopale, il l’avait empruntée à Bède le Vénérable dans son commentaire sur l’appel de saint Matthieu. Elle nous a accompagnés depuis 2013, insufflant en beaucoup d’entre nous une espérance et un désir missionnaire renouvelés. Merci à vous, Pape François !…
Vous avez souhaité une Église pauvre pour les pauvres et vous nous avez rappelé que la transformation missionnaire de l’Église passe par la transformation missionnaire de chacun de nous !… Vous nous avez invités à vivre la fraternité, dans la diversité de nos états de vie et de nos missions. Merci à vous, Pape François !…
De La joie de l’Évangile à Il nous a aimés, en passant par Laudato Si’ et Fratelli Tutti, vos appels à la conversion, à la sainteté et à la joie nous ont profondément touchés, guidés et soutenus. Merci à vous, Pape François !…
Merci pour vos voyages aux quatre coins du monde et chez nous, à Strasbourg, Marseille, Ajaccio ! Merci pour les Journées Mondiales de la Jeunesse. Merci pour le jubilé Pèlerins de l’espérance que nous allons continuer de vivre en communion d’esprit avec vous. Merci à vous, Pape François !…
Que le Seigneur vous accueille dans sa Maison de Lumière. Nous nous confions à votre prière et nous prions aussi pour vous !…
Dans les jours qui viennent, notre diocèse, en chacune de nos paroisses, vous exprimera notre immense gratitude pour votre ministère.
Ce soir, lundi 21 avril, le glas pourra sonner dans nos églises à 19h00.
Une messe sera célébrée à la cathédrale de Rodez, dès mercredi 23 avril, à 18h00.
Rodez, Lundi de Pâques 21 avril 2025,
✠ Luc MEYER
Baptême d’Aurélia ROGE
Lors de la veillée pascale, ce samedi 19 avril, Aurélia ROGE a été baptisée par le père Jean-Luc Barrié.
La cérémonie joyeuse et pleine de jeunesse a conclu plus d’une année d’accompagnement autour d’Aurélia, avec une équipe de catéchumènes toujours présents et à l’écoute.
Ce baptême marque le renouveau de notre communauté chrétienne localement, avec des engagements pour les générations à venir !
Lettre de la Conférence des Evêques de France
Résolument, continuons à servir la vérité !
Chers frères et sœurs dans le Christ,
Les 31 mars et 1er avril, comme nous nous y étions engagés en mars 2023, nous, évêques de France, avons fait un point d’étape sur la lutte contre les violences sexuelles dans l’Eglise catholique. A notre invitation, trois cents personnes : personnes victimes, seules ou en collectifs, invités de nos diocèses, laïcs, prêtres et diacres, religieux et religieuses, experts, responsables associatifs, se sont réunies Cité Saint-Pierre à Lourdes. Pendant trois demi- journées, six tables rondes animées par différents journalistes, des ateliers, un ciné-concert racontant comment une personne victime sort de l’amnésie traumatique et parvient à la justice, se sont déroulés dans un climat de travail commun, d’écoute mutuelle, de bienveillance et de grande exigence.
Nous remercions de tout cœur les personnes victimes et leurs collectifs. Nous sommes reconnaissants du compagnonnage qu’elles ont consenti à vivre avec nous. Leur parole, une fois encore, aide notre Église à faire la vérité pour combattre le mal qu’elle transporte, afin que nous soyons plus fidèles au Christ et à notre mission. Un chemin a été ouvert depuis la remise du rapport de la CIASE ; il est à poursuivre encore et toujours. Il est essentiel qu’avec vous tous, nous progressions dans une culture de la vigilance et de la bientraitance, du respect à l’égard de toutes les personnes, en particulier les plus fragiles et les enfants. La prévention et le compagnonnage avec les personnes victimes sont de notre responsabilité à tous.
Cette session à Lourdes a été marquée par les témoignages bouleversants de plusieurs personnes victimes, parmi lesquelles certaines ayant vécu l’enfer de Bétharram. Nous leur disons combien nous comprenons et partageons leurs cris et leur colère. Nous nous tenons résolument à leurs côtés pour que s’accomplisse sans retard le nécessaire travail de vérité et de justice.
Avec le Secrétariat général de l’Enseignement catholique, avec les congrégations religieuses enseignantes, nous encourageons les personnes qui ont subi des violences physiques ou sexuelles dans des établissements scolaires à se signaler à la justice et à prendre contact avec France Victimes ou les cellules d’écoute de nos diocèses. Nous le redisons avec force et avec les mots du Christ Jésus lui-même : c’est la vérité qui rend libres (cf. Jean 8,32) et ouvre des chemins de guérison.
Plusieurs intervenants ont cité la parole de Dieu à Moïse dans le buisson ardent : « J’ai vu, oui j’ai vu la misère de mon peuple et j’ai entendu ses cris… Oui, je connais ses souffrances » (Exode 3,7). N’ayez pas peur, frères et sœurs, nous vous y exhortons, d’entendre le cri de ceux et celles qui souffrent dans notre Eglise et par elle aussi. Agissons ensemble pour rendre notre Eglise plus sûre. Nous avons besoin de la vigilance et de l’engagement de chacune et chacun de vous pour que notre Église affronte cette crise en se laissant transformer. Nous croyons que notre Dieu est un Dieu qui libère. En entrant dans la Semaine Sainte, écoutons ce qu’il promet : « Je suis descendu pour le délivrer » (Exode,3,8). C’est ce que nous célèbrerons pendant les Jours saints, dans l’espérance de Pâques.
Les évêques de France
Lourdes, le vendredi 4 avril 2025
Newsletter du CCFD n. 29
MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LE CARÊME 2025
Marchons ensemble dans l’espérance
Chers frères et sœurs,
avec le signe pénitentiel des cendres sur la tête, nous commençons le pèlerinage annuel du Saint
Carême dans la foi et dans l’espérance. L’Église, mère et maîtresse, nous invite à préparer nos
cœurs et à nous ouvrir à la grâce de Dieu pour que nous puissions célébrer dans la joie le
triomphe pascal du Christ-Seigneur, sur le péché et sur la mort. Saint Paul le proclame : « La mort
a été engloutie dans la victoire. Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? » (1 Co 15, 54-55). En effet, Jésus-Christ, mort et ressuscité, est le centre de notre foi et le garant de
la grande promesse du Père qu’est la vie éternelle déjà réalisée en son Fils bien-aimé (cf. Jn 10,28 ; 17, 3). [1]
Je voudrais proposer à l’occasion de ce Carême, enrichi par la grâce de l’année jubilaire,
quelques réflexions sur ce que signifie marcher ensemble dans l’espérance, et découvrir les
appels à la conversion que la miséricorde de Dieu adresse à tous, en tant qu’individus comme en
tant que communautés.
Tout d’abord,
marcher. La devise du Jubilé, “pèlerins de l’espérance”, nous rappelle le long
voyage du peuple d’Israël vers la Terre promise, raconté dans le livre de l’Exode : une marche
difficile de l’esclavage à la liberté, voulue et guidée par le Seigneur qui aime son peuple et lui est
toujours fidèle. Et nous ne pouvons pas évoquer l’exode biblique sans penser à tant de frères et
sœurs qui, aujourd’hui, fuient des situations de misère et de violence, partant à la recherche d’une
vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs êtres chers. Un premier appel à la conversion
apparaît ici car, dans la vie, nous sommes tous des pèlerins. Chacun peut se demander :
comment est-ce que je me laisse interpeller par cette condition ? Suis-je vraiment en chemin ou
plutôt paralysé, statique, dans la peur et manquant d’espérance, ou bien encore installé dans ma
zone de confort ? Est-ce que je cherche des chemins de libération des situations de péché et de
manque de dignité ? Ce serait un bon exercice de Carême que de nous confronter à la réalité
concrète d’un migrant ou d’un pèlerin, et de nous laisser toucher de manière à découvrir ce que
Dieu nous demande pour être de meilleurs voyageurs vers la maison du Père. Ce serait un bon
“test” pour le marcheur.
En second lieu, faisons ce chemin
ensemble. Marcher ensemble, être synodal, telle est la
vocation de l’Église. [2] Les chrétiens sont appelés à faire route ensemble, jamais comme des
voyageurs solitaires. L’Esprit Saint nous pousse à sortir de nous-mêmes pour aller vers Dieu et
vers nos frères et sœurs, et à ne jamais nous refermer sur nous-mêmes. [3] Marcher ensemble
c’est être des tisseurs d’unité à partir de notre commune dignité d’enfants de Dieu (cf. Ga 3,26-28)
; c’est avancer côte à côte, sans piétiner ni dominer l’autre, sans nourrir d’envies ni d’hypocrisies,
sans laisser quiconque à la traîne ou se sentir exclu. Allons dans la même direction, vers le même
but, en nous écoutant les uns les autres avec amour et patience.
En ce Carême, Dieu nous demande de vérifier si dans notre vie, dans nos familles, dans les lieux
où nous travaillons, dans les communautés paroissiales ou religieuses, nous sommes capables
de cheminer avec les autres, d’écouter, de dépasser la tentation de nous ancrer dans notre
autoréférentialité et de nous préoccuper seulement de nos propres besoins. Demandons-nous
devant le Seigneur si nous sommes capables de travailler ensemble, évêques, prêtres, personnes
consacrées et laïcs, au service du Royaume de Dieu ; si nous avons une attitude d’accueil, avec
des gestes concrets envers ceux qui nous approchent et ceux qui sont loin ; si nous faisons en
sorte que les personnes se sentent faire partie intégrante de la communauté ou si nous les
maintenons en marge. [4] Ceci est un deuxième appel : la conversion à la synodalité.
Troisièmement, faisons ce chemin ensemble dans l’espérance d’une promesse. Que l’
espérance
qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5), le message central du Jubilé [5], soit pour nous l’horizon du
chemin de Carême vers la victoire de Pâques. Comme nous l’a enseigné le Pape Benoît XVI dans
l’encyclique Spe salvi : « L’être humain a besoin de l’amour inconditionnel. Il a besoin de la
certitude qui lui fait dire : “Ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni
l’avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous
séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ” (Rm 8, 38-39) ». [6] Jésus, notre amour et
notre espérance, est ressuscité, [7] il vit et règne glorieusement. La mort a été transformée en
victoire, et c’est là que réside la foi et la grande espérance des chrétiens : la résurrection du
Christ !
Et voici le troisième appel à la conversion : celui de l’espérance, de la confiance en Dieu et en sa
grande promesse, la vie éternelle. Nous devons nous demander : ai-je la conviction que Dieu
pardonne mes péchés ? Ou bien est-ce que j’agis comme si je pouvais me sauver moi-même ?
Est-ce que j’aspire au salut et est-ce que j’invoque l’aide de Dieu pour l’obtenir ? Est-ce que je vis
concrètement l’espérance qui m’aide à lire les événements de l’histoire et qui me pousse à
m’engager pour la justice, la fraternité, le soin de la maison commune, en veillant à ce que
personne ne soit laissé pour compte ?
Sœurs et frères, grâce à l’amour de Dieu en Jésus-Christ, nous sommes gardés dans l’espérance
qui ne déçoit pas (cf.Rm 5, 5). L’espérance est “l’ancre de l’âme”, sûre et indéfectible. [8] C’est en
elle que l’Église prie pour que « tous les hommes soient sauvés » (1Tm 2,4) et qu’elle attend
d’être dans la gloire du ciel, unie au Christ, son époux. C’est ainsi que s’exprime sainte Thérèse
de Jésus : « Espère, ô mon âme, espère. Tu ignores le jour et l’heure. Veille soigneusement, tout
passe avec rapidité quoique ton impatience rende douteux ce qui est certain, et long un temps
très court » (Exclamations de l’âme à son Dieu, 15, 3). [9]
Que la Vierge Marie, Mère de l’Espérance, intercède pour nous et nous accompagne sur le
chemin du Carême.
Rome, Saint-Jean-de-Latran, 6 février 2025, mémoire de Saint Paul Miki et ses compagnons,
martyrs.
FRANÇOIS