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Il n’est pas d’autre chemin…

En méditant cet évangile, ce récit de la tempête apaisée, avec cette barque battue par les vagues, prête à couler et la peur panique des apôtres « Maître, nous sommes perdus, cela ne te fais rien ? », m’est venu à l’esprit toutes ces personnes rencontrées et qui vivent ce même sentiment de peur devant la tempête qui semble s’abattre sur la barque de leur vie.
Je pense à ceux qui vivent une séparation dans la famille, à ceux qui sont confronté à la maladie, ou qui craignent pour l’avenir de leur exploitation agricole, leur entreprise ou leur emploi. Je pense à ceux qui craignent un embrasement mondial suite à tous les conflits qui ensanglantent le monde. Je pense à ceux qui se sentent perdu devant les changements au cœur de notre société, des pans entiers de notre monde, nos habitudes, nos certitudes qui s’écroulent. Je pense à ceux qui sont angoissés par l’incertitude sur l’avenir de notre propre pays et de la fragilité de ses institutions. Je pense enfin à la souffrance de beaucoup de voir notre Eglise perdre de son influence et s’amoindrir de plus en plus.

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Et nous sommes tous appelés…

Jésus nous offre deux paraboles à propos du Règne de Dieu, le comparant au grain de blé qui une fois en terre germe et pousse sans que personne n’intervienne ni même ne sache comment, et la grain de moutarde la plus petite des graines qui donne un arbre assez grand pour que les oiseaux puissent y nicher.
Le royaume de Dieu c’est le projet de Dieu pour l’humanité, c’est le monde tel que Dieu le veut pour nous, projet que Jésus est venu annoncer et inaugurer. Et de fait cela c’est fait de manière très discrète et très humble. Sa naissance à Bethleem sans que quasiment personne n’en entende parler, sa mort, le dépôt de son corps dans le tombeau et trois jours après sa résurrection révélée aux apôtres. Qui aurait pu croire dans les années 30 de notre ère l’ampleur que prendrait son message jusqu’à aujourd’hui, et que des quelques apôtres et femmes des débuts, naitrait une Eglise qui dans sa diversité rassemble aujourd’hui plus de 2,2 milliards de fidèles dans le monde ?

Ce qui nous conduit au bien…

Alors qu’il a de plus en plus de succès, que de plus en plus de personnes le suivent et viennent l’écouter, Jésus se trouve face à deux groupes qui s’opposent à sa mission. Les premiers, des proches, des gens de chez lui, nous dit Marc, probablement membres de sa famille et voisins, qui affirment qu’il a perdu la tête. Il est possible qu’ils sentent monter l’opposition des responsables religieux, et qu’ils préféreraient le voir reprendre en sécurité son métier de menuisier à Nazareth. L’autre groupe, celui des scribes, des spécialistes de la bible, qui n’acceptent pas l’interprétation très libre et surtout très nouvelles qu’en fait Jésus. Eux l’accusent d’être possédé par Béelzéboul, de chasser les démons par la force même du Démon.
Jésus répond en soulignant que le mal ne peut être chassé par le mal, que seul l’Esprit Saint en a le pouvoir. Et qu’accuser de démoniaque l’œuvre de l’Esprit est un péché impardonnable. Il est gravissime de confondre le bien et le mal, et surtout d’accuser l’Esprit Saint de faire le mal, d’inspirer le mal.

“Une eucharistie qui ne se traduit pas…”

« Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. » nous dit Marc.
Nous connaissons la suite, les heures d’angoisse, l’arrestation, le jugement, la crucifixion, et la mort de Jésus sur la croix. C’est dans cette mort que les mots prononcés par Jésus au court de son dernier repas prennent sens. « Ceci est mon corps livré pour vous », « ceci est mon sang versé pour vous ». Il annonce aux apôtres et nous donne de vivre, ce don qu’il fait de lui-même, de sa vie, sur la croix. Mais les mots « prenez et mangez », « prenez et buvez » n’ont de sens qu’après la résurrection. C’est parce que les apôtres ont fait l’expérience de la rencontre de Jésus ressuscité, Jésus vivant, présent, avec un corps transfiguré, un corps glorieux, un corps spirituel, qu’ils ont pu se souvenir et comprendre ces paroles si mystérieuses de Jésus.

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Que le Père, par son Esprit…

« Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, » Nous avons été baptisés, à la demande de Jésus, non pas simplement au nom de Dieu mais de Dieu Père, Fils et Esprit Saint. Que Dieu ne soit pas monolithe mais bien dynamique trinitaire, mouvement permanent d’amour d’une personne vers l’autre au cœur de la trinité, a donc une importance considérable. Si nous avons été baptisés c’est pour entrer nous même dans cette dynamique. Dieu est trinité parce qu’il est amour, force d’amour en lui-même et en conséquence il est ouverture. Dans l’unité parfaite du Père, du Fils et de l’Esprit, il reste un espace d’ouverture qui s’ouvre à nous et nous invite à partager leur vie, leur joie et leur gloire éternelle.

En ce jour de Pentecôte…

Le récit que St Luc nous fait, dans les Actes d’apôtres, de la fête de la Pentecôte, avec la descente de l’Esprit Saint sur eux et la force qui tout à coup les habite et les pousse à sortir annoncer la Bonne Nouvelle de la résurrection de Jésus, ce récit est riche en images éclairantes pour nous aujourd’hui.
Je relèverai la manière dont il nous décrit cette venue de l’Esprit Saint. « un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent… des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. »

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