Archives de catégorie : Homélie

Prenons le temps de savourer sa présence…

Qu’est ce qu’ont vu Pierre, Jacques et Jean sur cette montagne où Jésus les a conduit ?
Ils ont vu Jésus transfiguré, resplendissant dans sa gloire divine, Jésus rayonnant de sa divinité. Ils ont vu Moïse et Elie, deux grandes figures de l’histoire d’Israël, mais des hommes morts il y a des siècles discutant avec Jésus comme eux le font habituellement. Enfin ils ont vu la nuée, Dieu le Père tel qu’il s’est donné à connaitre par le peuple dans le désert après la sortie d’Egypte. Ce qu’ils ont vu cela ressemble beaucoup au paradis, Dieu dans sa gloire qui s’entretien avec ceux qui nous quittés et qui partagent sa vie divine. Ce que Pierre, Jacques et Jean voient c’est un peu de l’éternité, un éclat du monde nouveau, le royaume de Dieu accompli annoncé par Jésus.
Mais ils ne peuvent le comprendre. C’est beaucoup trop pour leurs yeux de terriens. Ils sont perdu, pris de peur devant un tel spectacle. Ils ne comprendront tout cela que bien plus tard, après la résurrection de Jésus, avec l’aide de l’Esprit Saint. Sur cette montagne Jésus les prépare à vivre les évènements qui auront lieu sur une colline, toute petite montagne du Golgotha. Il leur annonce sa mort et sa résurrection, même s’il sait qu’ils ne peuvent en saisir la grandeur et la portée.

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« Le Carême est le temps de la grâce…

En quelques lignes St Marc nous mets en route pour le carême. Il nous donne à voir Jésus qui part au désert pour quarante jours, les quarante jours qui nous séparent de Pâques, et il nous rappelle le cœur de la prédication de Jésus « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. ».
Le carême qui s’est ouvert mercredi par la célébration des cendres est un temps privilégié dans notre vie chrétienne, temps pour approfondir notre relation à Dieu et pour nous convertir.
Le pape François dans son message pour ce temps liturgique nous dit « Le Carême est le temps de la grâce durant lequel le désert redevient le lieu du premier amour. Dieu éduque son peuple pour qu’il sorte de l’esclavage et expérimente le passage de la mort à la vie. Comme un époux, il nous ramène à lui et murmure à notre cœur des paroles d’amour. »

Nous sommes venus au monde parce que…

Dans l’évangile de ce jour nous voyons Jésus qui accepte d’être approché par un malade de la lèpre, un homme qui, nous l’avons entendu dans la première lecture, a interdiction d’approcher de toute habitation et donc de toute personne seine. Jésus le laisse l’approcher et pire il ose le toucher au risque d’être lui-même contaminé par la maladie. Ce geste, accompagnée de parole guéri, sauve le lépreux. Et il devient malgré l’interdit de Jésus porteur de la Bonne Nouvelle auprès de ceux qu’il rencontre.
Le lépreux a eu foi en Jésus « si tu le veux tu peux me purifier », il a eu raison de s’approcher dans la confiance pour toucher le cœur de Jésus qui est pris de compassion nous dit Marc. Jésus touche le malade pour le soigner. Mais il a été, dans un premier temps, touché lui-même par la foi de cet homme. Et c’est parce qu’il a été touché qu’il touche à son tour le lépreux, le touche physiquement pour le libérer de sa maladie mais aussi au cœur pour qu’il devienne porteur de sa Bonne Nouvelle.

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La prière, l’annonce, la charité…

St Marc nous donne d’entrer dans le cœur de la mission de Jésus. On le voit qui, au long d’une journée, annonce l’Evangile, guéri des malades et prend le temps de s’isoler pour prier son Père.
Annoncer l’Evangile, être au service, soulager la souffrance de ses contemporains, et puiser la force de tout cela dans la prière, tel est aussi la mission qui nous est confié par notre baptême, une mission qui trouve sa source dans celle de Jésus et que l’on pourrait résumer par « aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimé. »
L’Annonce de l’Evangile, St Paul en parle avec force et conviction «annoncer l’Évangile, ce n’est pas là pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » Témoigner de sa foi, oser parler de Jésus, dire tout ce qu’il provoque en nos vies, la joie et l’espérance qu’il met en nos cœurs, le sens qu’il donne à notre existence, la force de vie et d’amour dont il nous comble… tout cela n’est pas optionnel, c’est une nécessité, c’est vital pour notre propre foi, car elle grandit et s’affermit en se partageant.

Notre prière doit toujours être éclairée…

L’Évangile de ce dimanche se termine sur le même constat sur lequel il débute « Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! » Jésus enseigne avec autorité ! C’est le constat que font ses contemporains.

Nous savons que cette autorité vient du fait qu’il est le Verbe de Dieu, la Parole de Dieu faite chair, Dieu lui-même fait homme pour se révéler à nous et pour s’adresser à nous de la manière la plus forte qui soit, en étant l’un de nous. Continuer la lecture de Notre prière doit toujours être éclairée…

L’unité peut naitre et grandir…

Cette semaine nous sommes invités à prier pour l’unité des chrétiens. Unité fondamentale puisque Jésus lui-même la demande à son père dans sa prière « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. » Une unité indispensable à l’annonce de l’Evangile. Une unité que nous souhaitons tous, unité entre les Eglises catholique, protestante et orthodoxe, mais aussi unité au sein même de notre communauté, de notre diocèse, de notre paroisse. Nous la désirons et nous cherchons à la construire, en pensant parfois que tout irait mieux si notre sensibilité spirituelle, notre façon de prier, de célébrer et de vivre, nos priorités et nos opinions étaient adoptées par les autres, si tous pensaient et agissaient comme nous.
C’est là une erreur très ancienne, celle de confondre unité et uniformité.