Archives de catégorie : Le mot de JL Barrié

« Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.»

Dans notre pays marqué par une longue histoire de laïcité, de séparation de l’Église et de État, nous mesurons bien comment l’Église n’a pas à vouloir dicter à l’État sa politique comme l’Etat ne peut dicter à l’Église sa pastorale. Chacun son domaine. Ce qui ne veut pas dire que nous devions nous ignorer l’un l’autre. Bien au contraire la saine collaboration, travail en commun, recherche commune du bien commun ne peut qu’être profitable à l’un comme à l’autre. Continuer la lecture de « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.»

Semaine des missions : soyons des disciples missionnaires du Christ.

En ce dimanche qui ouvre la semaine des missions prenons conscience que notre mission à chacun est bien d’accepter l’invitation de Dieu à participer à la construction de son royaume de paix, d’amour, de partage, de solidarité, de justice, de tendresse, de joie. Y participer au quotidien dans les plus petites choses de nos vies, dans nos relations de tous les jours. Continuer la lecture de Semaine des missions : soyons des disciples missionnaires du Christ.

Présence de Dieu !

Les lectures de ce jour nous disent que Dieu à planté et soigné avec amour sa vigne et qu’il entend qu’elle lui donne en abondance de bons fruits . Cette vigne c’est le peuple d’Israël, c’est son Église, c’est chacun de nous.
Pour porter du fruit il me semble qu’il nous faut avant tout apprendre à apprécier tout ce que Dieu a fait et fait aujourd’hui pour nous. Il me semble essentiel que chacune et chacun prenne le temps de relire son histoire ancienne et récente pour y reconnaître tous les passages de Dieu en notre vie, tous les dons qu’il nous a fait, toutes les grâces qu’il nous a accordé. « Signes par milliers, traces de ta gloire » chantions nous avec un cantique un peu passé de mode. Oui nos vies sont jalonnées de signes par milliers de la présence et de l’action de Dieu. Dieu nous comble directement par des joies intérieures, mais aussi et le plus souvent par l’intermédiaire de nos frères et sœurs, instruments de sa grâce.
A la fin d’une journée nous sommes bien souvent obnubilé par ce qui nous a fait souffrir, difficulté rencontré, blessure ou échec. Faisons l’effort de nous arrêter pour reconnaitre aussi tout ce qu’il y a eu de beau, de bon, de vrai dans cette même journée, même dans les plus petites choses, et je suis sûr que nous en trouverons beaucoup. Cela nous permettra de reconnaitre tout ce que Dieu fait pour la vigne que nous sommes. Nous pourrons ainsi laisser jaillir de notre cœur le fruit de la louange et de l’action de grâce, si précieux à son cœur. Et de cette louange naitra en nous la paix, la joie, l’espérance, la foi et l’amour, ces fruits qu’il désire nous voir porter. Le cœur ainsi nourri et irrigué de la présence de Dieu, nous pourrons en témoigner autour de nous, porter à nos frères ces mêmes fruits si beaux et si précieux.
Que Dieu nous donne la grâce de cultiver cette vigne pour que nous puissions donner le fruit qu’il est en droit d’attendre.

Notre conversion…

« Les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. »
Nous pouvons imaginer sans mal le choc qu’a du provoquer une telle phrase dans l’auditoire de Jésus. Et elle garde pour nous aussi, aujourd’hui, un air de scandale. Jésus la justifie en expliquant que les publicains et les prostituées, eux, ont cru en la parole de Jean et donc sous entendu, se sont convertis. Quelque soit notre situation de vie, qui que nous soyons, nous sommes invités à croire en l’Évangile et à convertir notre vie, notre manière d’être à ce qu’il nous annonce. Mais comment et de quoi ai-je à me convertir ?
St Paul me semble-t-il répond à la question. Il invite les chrétiens de la ville de Philippe à se réconforter les uns les autres, à s’encourager, à vivre en communion, à avoir de la tendresse et de la compassion… Tels devraient être ce qui caractérise notre vie communautaire mais aussi notre vie en famille, au travail, sur le quartier, le village, dans les associations, dans toutes nos relations. C’est à cela que l’on devrait pouvoir nous reconnaitre comme chrétiens, disciples de Jésus. Et nous comprenons bien que nous ne sommes pas toujours au top de cette manière d’être. Nous avons donc, sans cesse, à nous convertir à cet amour à l’image de celui de Dieu pour nous. St Paul continue et nous donne une clef supplémentaire pour nous aider dans notre conversion. Il nous propose d’avoir assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à nous-mêmes et à ne pas nous préoccuper de nos propres intérêts mais à penser à ceux des autres. Je crois que ces deux chemins peuvent nous conduire à la conversion de notre manière d’être car ils convertissent d’abord notre cœur.

Tous appelés à annoncer l’Évangile autour de nous

Un maitre de domaine qui sort et embauche plusieurs fois dans la journée pour travailler à sa vigne. Pour les contemporains de Jésus l’image de la vigne et du maitre de la vigne est très parlante car dans l’Ancien Testament le peuple d’Israël est souvent comparé à une vigne sur laquelle Dieu veille comme un père. C’est donc Dieu lui-même qui sort pour embaucher du monde pour travailler à son Royaume. Et la parabole nous dit qu’il n’est pas d’heure pour être embauché, qu’il n’est jamais trop tard pour se mettre au travail.
L’idée que Dieu embauche pour son Royaume, pour travailler dans son Église, a été longtemps associée aux vocations sacerdotales et religieuses. Car c’était eux qui assumait l’animation, la conduite, tout le travail ecclésial, toute la vie de l’Église. Aujourd’hui les choses ont bien changées. La première cause est surement la raréfaction des vocations sacerdotales et religieuse, c’est sûr. (Il faut savoir que nous sommes 30 prêtres de moins de 75 ans, pour les 36 paroisses du diocèse) Continuer la lecture de Tous appelés à annoncer l’Évangile autour de nous